La pompe à chaleur (PAC) est aujourd’hui l’un des systèmes de chauffage les plus plébiscités pour sa performance énergétique et son faible impact environnemental. Mais une question revient souvent chez les particuliers et les professionnels : une pompe à chaleur est-elle vraiment efficace en hiver, lorsque les températures chutent ?
Dans cet article, nous faisons le point sur le fonctionnement réel d’une PAC en période hivernale, ses limites, et surtout les bonnes pratiques pour maintenir un excellent rendement même par grand froi
Comment fonctionne une pompe à chaleur en hiver ?
Contrairement aux idées reçues, une pompe à chaleur ne “crée” pas de chaleur : elle la capte dans l’environnement (air, sol ou eau) pour la restituer à l’intérieur du logement.
Même en hiver, l’air extérieur contient de l’énergie thermique.
Cependant :
- plus la température extérieure baisse,
- plus la PAC doit fournir d’efforts,
- et plus son coefficient de performance (COP) diminue.
👉 Cela ne signifie pas qu’elle cesse de fonctionner, mais que son rendement dépend fortement de la technologie utilisée.
Performance selon le type de pompe à chaleur
Pompe à chaleur air/air et air/eau
- Sensibles aux températures négatives
- Performance réduite en dessous de -5 °C à -10 °C
- Système d’appoint parfois nécessaire (résistance électrique)
👉 Bien adaptées aux régions à hiver modéré
Pompe à chaleur géothermique
- Capte la chaleur du sol (température stable toute l’année)
- Très performante même en plein hiver
- Investissement initial plus élevé
👉 Solution idéale pour les climats froids
La pompe à chaleur peut-elle chauffer par grand froid ?
Oui, à condition que :
- le modèle soit dimensionné correctement
- l’installation soit récente et performante
- le logement soit bien isolé
Les PAC modernes dites “haute température” peuvent fonctionner jusqu’à -15 °C voire -20 °C, tout en maintenant un confort thermique satisfaisant.
7 astuces pour optimiser la performance d’une pompe à chaleur en hiver
1. Soigner l’isolation du logement
Une mauvaise isolation annule les bénéfices d’une PAC. Priorité :
- combles
- murs
- fenêtres
2. Ne pas couper complètement la PAC la nuit
Maintenir une température stable consomme moins que des redémarrages fréquents.
3. Ajuster la loi d’eau
Un bon réglage permet d’adapter la température de chauffage aux conditions extérieures.
4. Dégivrer et entretenir régulièrement l’unité extérieure
Le givre réduit les échanges thermiques.
5. Libérer l’unité extérieure
Évitez :
- neige accumulée
- feuilles
- obstacles bloquant la circulation d’air
6. Programmer intelligemment le chauffage
Utilisez un thermostat connecté pour anticiper les pics de froid.
7. Prévoir un chauffage d’appoint
Cheminée, poêle ou résistance électrique en cas de froid extrême.
Pompe à chaleur en hiver : avantages et limites
✅ Avantages
- Économies d’énergie
- Énergie renouvelable
- Confort thermique constant
- Réduction des émissions de CO₂
⚠️ Limites
- Baisse de rendement par grand froid
- Dépendance à l’isolation
- Coût initial plus élevé
Conclusion
La pompe à chaleur reste un système de chauffage performant en hiver, à condition d’être bien choisie, bien installée et bien entretenue. Avec une isolation adaptée et quelques réglages simples, elle offre un excellent compromis entre confort, économies et respect de l’environnement, même lorsque les températures sont négatives.
👉 Vous envisagez une PAC ou souhaitez optimiser une installation existante ?
Un audit énergétique reste la meilleure première étape.

